Les OPCI, le nouvel eldorado des SCPI ?
Depuis le lancement du premier support OPCI en 2004, le marché a reçu 13 milliards d'euros d'encours. Plus d'une centaine de véhicule OPCI ont reçu un agrément de la part de l'AMF. Pour rappel, le sigle OPCI signifie Organisme de Placement Collectif en Immobilier. Comment expliquer ce succès ? Est ce l'avènement de ce type du placement a contrario des SCPI ? La famille des 8 a mené l'enquête.
Il est tout d'abord important de spécifier qu'il existe des OPCI « retail » c'est-à-dire à destination des particuliers et des OPCI RFA à destination des institutionnels. C'est dans ce deuxième type d'OPCI que le volume d'encours est le plus significatif. Cela étant dû pour des avantages fiscaux spécifiques pour les institutionnels qui souhaitaient externaliser une partie de leur parc immobilier. Il est à noter que ces dispositifs fiscaux prennent fin au 31 décembre 2012. Les OPCI retail de leur côté n'ont pour l'instant pas rencontré un vif succès annoncé lors du lancement. Est ce que 2012, dans la lignée de l'envolée des souscriptions des SCPI, sera l'année du décollage ?
La famille des 8 ne pense pas que les OPCI vont supplanter les SCPI. En effet, les OPCI s'adressent à un autre type d'investisseurs. Au contraire des SCPI, les OPCI ne sont pas un produit pur immobilier. Le fond est constitué de 60% à 90% d'immobilier avec au moins 50% de biens en direct. Actuellement la plupart des OPCI grand public sont dans la fourchette basse, c'est-à-dire qu'ils ont 60% d'immobilier et 40% de trésorerie. Or avec les conditions de taux actuels qui sont faibles, le rendement de la partie trésorerie tire vers le bas le rendement global des OPCI. Par contre, l'intérêt principal de l'OPCI réside dans sa très forte liquidité et l'opportunité d'avoir une fiscalité de valeur mobilière à la place d'une fiscalité foncière.
Au final, en 2012, avec des taux monétaires très faibles conduisant à des placements de trésorerie peu rémunérateurs, les OPCI ne seront pas le nouvel eldorado des SCPI.




