Les mythes de la SCPI en assurance-vie

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Les mythes de la SCPI en assurance-vie

 

L'assurance-vie, placement préféré des Français, souffre aujourd'hui de la baisse généralisée des rendements des fonds euros. Dès lors, une question se pose : comment maintenir un niveau de rendement attractif sans augmenter pour autant le risque pris ? La SCPI est plus que jamais une alternative pertinente pour relancer l'intérêt des investisseurs pour le support d'épargne que représente l'assurance-vie.

Néanmoins, il convient de couper court à un certain nombre de mythes.

Il n'existe pas aujourd'hui de contrat intéressant permettant d'investir 100% des fonds en SCPI. Les quelques contrats qui existent en ce sens ne donnent accès qu'à un nombre limité de SCPI et qui sont peu qualitatives. Dès lors que l'on souhaite miser sur les SCPI stars du marché (Immorente, PFO2, Efimmo...), il faut sélectionner avec la plus grande attention les contrats, l'allocation maximale généralement proposée oscillant entre 40 % et 75%.

Au niveau de l'imposition, c'est bien le barème propre à l'assurance-vie qui est appliqué et non la fiscalité des revenus fonciers. L'intégralité des loyers sont reversés sur le contrat, mais il faut tout de même ne pas perdre de vue l'existence de frais de gestion (environ 1%  annuel en moyenne).

Concernant l'acquisition des parts, il convient de noter que les «UC» SCPI ne sont pas toujours accessibles tout au long de l'année, il faut bien regarder ce que dit le contrat en question. En revanche, les parts acquises en assurance-vie donnent droit à une décote du prix réel (ex.: une part valant 100 est généralement achetée 97,5 via l'assurance-vie).

Enfin, l'assurance-vie ne permet pas à l'investisseur de percevoir les loyers de façon régulière, ils sont généralement réalloués à l'acquisition de nouvelles parts ou sécurisée sur  le fonds en euros du contrat.

Bref, la SCPI en assurance-vie a de véritables atouts pour séduire l'investisseur. Toutefois, il convient de s'assurer que l'acquisition de parts par l'intermédiaire de l'assurance-vie correspond le mieux à vos attentes. En fonction du profil et des objectifs de chacun, il peut peut être plus adapté d'investir en direct, ou alors en démembrement par exemple...

 

L'auteur de l'article
Paul HAREL

Paul est issu d'une famille de financiers. De mère experte comptable et de père directeur financier, il se passionne de la gestion privée très tôt et démarre ses études à la Paris School of Business (ex-ESG Management School). Il part un an à Boston, pour étudier à la prestigieuse Boston University. Dès qu'il revient, il enchaine les expériences professionnelles dans le secteurs de la gestion d'actifs et de la gestion de portefeuille (en family-office et en cabinet de gestion de patrimoine). Il obtient un Master II en Gestion de Patrimoines à PSB, à la suite de deux années d'alternance au sein du cabinet Euodia Finance. 

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