Les SCPI et l’assurance : un bon plan

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Les SCPI et l’assurance : un bon plan

 

Immobilier et assurance vie

Les épargnants français ont deux amours : l’immobilier et l’assurance-vie, les deux peuvent être combinés, ce qui permet d’abriter des SCPI dans un contrat d'assurance-vie.

Car dès que les SCPI sont logées dans ce cadre, la fiscalité de l’assurance qui s’impose : les revenus encaissés ne sont pas imposables s’ils restent investis dans le contrat, et les retraits effectués à compter de la huitième année sont très faiblement fiscalisés. Si vous êtes assuré, vous pouvez retirer chaque année 4.600 € d’intérêts de votre contrat (9.200 € pour un couple marié), sans aucun impôt à payer. L’excédent éventuel est taxé au taux de 7,5 % et en cas de décès, les sommes investies dans les assurances-vie vous permettent d’obtenir des avantages fiscaux.

Le souci c’est qu’il faut un contrat qui permette de faire ça car la majorité des assureurs sont réticents à intégrer ces actifs. Et si l’assuré désire revendre ses parts, l’assureur est obligé de les lui racheter, même s’il ne trouve pas à les revendre par la suite.

Sachez que vous n’avez aucune garantie de trouver dans l’assurance la ou les SCPI qui vous semblent les meilleures, et vous devez vous attendre à payer des frais supplémentaires. La loi Malraux permet de restaurer les bâtiments et met en valeur le patrimoine historique, ce qui facilite l’acquisition de SCPI.

 

Avantages pour les gros contribuables

En contrepartie, certains assureurs font profiter d’un petit avantage lors de l’acquisition avec un rabais de 2,5 % sur les frais de commercialisation. C’est une bonne affaire seulement si le contrat ne facture pas parallèlement de frais sur versements : dans le cas inverse, l’assuré doit payer les frais sur versements du contrat, plus les frais d’acquisition de la SCPI.

Malgré tout, l’association des assurances et des S.C.P.I reste avantageuse pour les gros contribuables qui veulent miser sur la pierre-papier, ils vont subir une pression fiscale bien inférieure à celle d’une détention directe, ils auront des rendements supérieurs malgré les frais. Mais il faut se souvenir que la loi Malraux permet aux propriétaires d'immeubles anciens, ayant fait l'objet d'une restauration complète et donnés en location, de déduire de leur revenu global le déficit foncier résultant des travaux de restauration.

L'auteur de l'article
Paul HAREL

Paul est issu d'une famille de financiers. De mère experte comptable et de père directeur financier, il se passionne de la gestion privée très tôt et démarre ses études à la Paris School of Business (ex-ESG Management School). Il part un an à Boston, pour étudier à la prestigieuse Boston University. Dès qu'il revient, il enchaine les expériences professionnelles dans le secteurs de la gestion d'actifs et de la gestion de portefeuille (en family-office et en cabinet de gestion de patrimoine). Il obtient un Master II en Gestion de Patrimoines à PSB, à la suite de deux années d'alternance au sein du cabinet Euodia Finance. 

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