Marché des SCPI au 2ème trimestre 2026 : collecte, performances et bilan

SCPI | 12 min. de lecture

Sommaire

SCPI au deuxième trimestre 2026 : les chiffres à retenirUne capitalisation toujours supérieure à 86 milliards d'eurosLe marché des SCPI n'a jamais été aussi fragmentéLes SCPI diversifiées captent près de 80 % de la collectePourquoi les SCPI diversifiées séduisent-elles autant ?Comète, Transitions Europe et Iroko Zen dominent la collecteLes SCPI de bureaux ne sont pourtant pas totalement abandonnéesLa collecte se concentre sur quelques sociétés de gestionRendement des SCPI 2026 : un taux de distribution moyen de 2,30 % à mi-annéePlus d'une SCPI sur deux a pourtant réduit son dividendeUn rendement élevé ne signifie pas automatiquement une bonne SCPIPrix des parts : une baisse moyenne de 2,39 %, à relativiserSCPI à capital variable : les prix semblent se stabiliserPerformance globale : les SCPI diversifiées prennent l'avantageLes SCPI de bureaux restent le principal point de vigilancePrès de 1,9 milliard d'euros de parts encore en attenteLa baisse des parts en attente ne signifie pas forcément que tout va mieuxCertaines SCPI concentrent encore des volumes importants de retraitsLes nouvelles SCPI bouleversent le marchéPourquoi les jeunes SCPI peuvent bénéficier du nouveau cycle immobilierUne SCPI récente n'est cependant pas automatiquement meilleureLes SCPI européennes continuent de gagner du terrainFiscalité : un argument supplémentaire pour les SCPI européennes2026 peut-il être un bon millésime pour investir en SCPI ?Est-ce le bon moment pour acheter des SCPI ?

Après plusieurs années particulièrement mouvementées, le marché des SCPI entre dans une nouvelle phase en 2026.

La hausse brutale des taux d'intérêt, la correction des prix de l'immobilier, les baisses de prix de certaines parts, les difficultés rencontrées par plusieurs SCPI de bureaux et l'accumulation des demandes de retrait ont profondément transformé le marché de la pierre-papier depuis 2023.

Mais les chiffres du deuxième trimestre 2026 montrent désormais une situation beaucoup plus contrastée.

D'un côté, les SCPI continuent de collecter plus d'un milliard d'euros par trimestre, les stratégies diversifiées attirent massivement les investisseurs et les véhicules les plus récents peuvent profiter de la correction immobilière pour acquérir des actifs dans de meilleures conditions.

De l'autre, certaines SCPI historiques continuent de faire face à des problématiques de liquidité, de valorisation ou de baisse de leurs revenus locatifs.

Au deuxième trimestre 2026, la collecte nette des SCPI atteint 1,069 milliard d'euros. Sur l'ensemble du premier semestre, elle s'élève à 2,224 milliards d'euros.

La capitalisation totale du marché représente désormais 86,015 milliards d'euros au 30 juin 2026.

Le marché compte 237 SCPI gérées par 57 sociétés de gestion.

Alors, faut-il réellement parler de reprise du marché des SCPI en 2026 ? Quels sont les véhicules qui attirent le plus d'épargne ? Les prix des parts commencent-ils enfin à se stabiliser ? La crise de liquidité est-elle derrière nous ? Et surtout, est-ce le bon moment pour investir en SCPI ?

Analyse détaillée du marché des SCPI au deuxième trimestre 2026.

 

SCPI au deuxième trimestre 2026 : les chiffres à retenir

Le premier enseignement de ce deuxième trimestre est relativement positif : les investisseurs continuent d'alimenter le marché des SCPI.

La collecte nette atteint 1,07 milliard d'euros au deuxième trimestre 2026.

Elle reste toutefois légèrement inférieure à celle enregistrée un an auparavant, avec une baisse de 4,6 % sur douze mois.

Au premier trimestre 2026, les SCPI avaient collecté environ 1,15 milliard d'euros nets. Le deuxième trimestre marque donc un léger ralentissement, mais le niveau de collecte reste significatif.

Sur l'ensemble du premier semestre, la collecte nette atteint 2,224 milliards d'euros, tandis que la collecte brute approche 2,7 milliards d'euros.

Le marché ne retrouve donc pas encore les niveaux exceptionnels de collecte observés avant la crise immobilière, mais il semble avoir retrouvé une certaine stabilité.

Cette évolution constitue un changement notable.

Les SCPI ne connaissent pas une reprise spectaculaire et uniforme.

Elles entrent plutôt dans une période de normalisation après plusieurs années de fortes perturbations.

 

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Une capitalisation toujours supérieure à 86 milliards d'euros

Au 30 juin 2026, la capitalisation totale des SCPI atteint 86,015 milliards d'euros.

Elle recule d'environ 1,1 % sur un an, contre 87 milliards d'euros douze mois auparavant.

Cette diminution s'explique notamment par les baisses de prix de parts intervenues sur certains véhicules et par les transformations liées au marché secondaire.

Malgré ce recul, les SCPI restent l'un des principaux véhicules d'investissement immobilier accessibles aux particuliers.

Le marché demeure donc considérable.

Mais derrière ces 86 milliards d'euros se cachent aujourd'hui des situations extrêmement différentes.

Et c'est probablement l'un des principaux enseignements de 2026.

 

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Le marché des SCPI n'a jamais été aussi fragmenté

Il devient de plus en plus difficile de parler « des SCPI » comme s'il s'agissait d'un placement homogène.

Le marché fonctionne désormais à plusieurs vitesses.

Certaines SCPI enregistrent plusieurs dizaines voire plusieurs centaines de millions d'euros de collecte en quelques mois.

D'autres ne collectent pratiquement plus.

Certaines augmentent leur dividende.

D'autres le réduisent.

Certaines disposent de liquidités importantes leur permettant de profiter des nouvelles conditions immobilières.

D'autres doivent gérer des volumes significatifs de demandes de retrait.

Cette fracture explique pourquoi deux épargnants peuvent aujourd'hui avoir une perception totalement différente des SCPI.

Un investisseur peut détenir une SCPI récente, diversifiée, investissant en Europe et acquérant des immeubles après la correction des valorisations.

Un autre peut être associé d'une SCPI ancienne, fortement exposée aux bureaux français et confrontée simultanément à une baisse de valeur de ses actifs et à des demandes importantes de retrait.

En 2026, la véritable question n'est donc plus simplement de savoir s'il faut investir en SCPI.

La vraie question est devenue : dans quelles SCPI faut-il investir ?

 

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Les SCPI diversifiées captent près de 80 % de la collecte

C'est probablement le chiffre le plus spectaculaire du deuxième trimestre 2026.

Les SCPI diversifiées enregistrent 847,7 millions d'euros de collecte nette sur le trimestre.

Sur environ 1,07 milliard d'euros de collecte totale, elles représentent donc près de 79 % des nouveaux capitaux.

L'écart avec les autres catégories est considérable.

Les SCPI à prépondérance bureaux arrivent en deuxième position avec 179,5 millions d'euros, soit environ 17 % de la collecte.

Les SCPI santé et éducation enregistrent 19,8 millions d'euros.

La logistique et les locaux d'activité représentent 12,8 millions d'euros.

Le résidentiel atteint 8,7 millions d'euros.

Les hôtels, le tourisme et les loisirs recueillent 3,9 millions d'euros.

Les SCPI de commerces affichent quant à elles une légère décollecte nette de 3 millions d'euros.

La diversification est clairement devenue l'un des principaux moteurs du marché des SCPI en 2026.

 

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Pourquoi les SCPI diversifiées séduisent-elles autant ?

La crise immobilière des dernières années a rappelé une règle fondamentale : concentrer un patrimoine sur un seul type d'immobilier peut accroître considérablement les risques.

Le marché des bureaux en fournit l'exemple le plus évident.

Certaines zones tertiaires françaises ont été fortement affectées par le développement du télétravail, l'évolution des besoins immobiliers des entreprises et l'augmentation du taux de vacance.

Les investisseurs semblent donc privilégier aujourd'hui des SCPI capables de répartir leurs acquisitions entre plusieurs types d'actifs.

Bureaux.

Commerces.

Logistique.

Santé.

Hôtels.

Locaux d'activité.

Éducation.

Immobilier alternatif.

La diversification géographique joue également un rôle croissant.

France, Allemagne, Espagne, Italie, Royaume-Uni, Pays-Bas, Irlande ou encore Portugal constituent désormais des terrains d'investissement privilégiés par plusieurs nouvelles SCPI.

L'objectif est simple : ne plus dépendre d'un seul marché immobilier et d'un seul cycle économique.

 

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Comète, Transitions Europe et Iroko Zen dominent la collecte

L'analyse des véhicules les plus dynamiques confirme cette transformation.

Au deuxième trimestre 2026, Comète enregistre 133,1 millions d'euros de collecte nette.

Transitions Europe arrive juste derrière avec 125,8 millions d'euros.

Iroko Zen atteint 106 millions d'euros.

Épargne Pierre Europe recueille 67,2 millions d'euros.

EDR Europa affiche 48,8 millions d'euros.

Iroko Atlas atteint 46,9 millions d'euros.

Cristal Life collecte 37,1 millions d'euros.

Sofidynamic recueille 32,3 millions d'euros.

Remake Live atteint 22,3 millions d'euros.

Cette hiérarchie illustre parfaitement le nouveau visage du marché.

Les investisseurs privilégient très clairement les stratégies diversifiées et européennes.

 

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Les SCPI de bureaux ne sont pourtant pas totalement abandonnées

Le marché des bureaux reste l'un des segments les plus délicats de l'immobilier professionnel.

Pourtant, certaines SCPI continuent d'y attirer beaucoup d'épargne.

Le meilleur exemple est Corum Origin.

À elle seule, la SCPI enregistre 131 millions d'euros de collecte nette au deuxième trimestre 2026.

Corum Eurion atteint 28 millions d'euros et Corum XL 14 millions d'euros.

Ce constat est important.

Il montre qu'une catégorie immobilière en difficulté ne signifie pas nécessairement que toutes les SCPI appartenant à cette catégorie rencontrent les mêmes problèmes.

La performance d'une SCPI dépend également de la qualité de son patrimoine, de sa localisation, de ses prix d'acquisition, de ses locataires, de la durée de ses baux ou encore de sa diversification géographique.

Il faut donc analyser les SCPI individuellement plutôt que condamner une catégorie entière.

 

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La collecte se concentre sur quelques sociétés de gestion

Le deuxième trimestre 2026 met également en évidence une forte concentration de la collecte entre quelques acteurs.

Corum AM arrive en tête avec environ 180 millions d'euros de collecte nette sur le trimestre.

Iroko suit avec 153 millions d'euros.

Alderan atteint 139 millions.

Arkéa REIM recueille 131 millions.

À elles seules, ces quatre sociétés de gestion représentent plus de la moitié de la collecte nette du trimestre.

Cette concentration est révélatrice.

L'argent ne revient pas uniformément sur l'ensemble du marché.

Il se dirige vers les sociétés de gestion et les SCPI auxquelles les investisseurs accordent aujourd'hui le plus de confiance.

Le marché connaît donc davantage une redistribution des flux de collecte qu'un retour généralisé de l'épargne vers toutes les SCPI.

 

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Rendement des SCPI 2026 : un taux de distribution moyen de 2,30 % à mi-année

Au 30 juin 2026, le taux de distribution moyen pondéré des SCPI atteint 2,30 % depuis le début de l'année.

Ce chiffre est proche de celui enregistré à la même période en 2025.

À première vue, le rendement moyen du marché apparaît donc relativement stable.

Mais cette moyenne masque d'importants écarts entre les différentes stratégies.

Les SCPI diversifiées affichent 2,85 % de distribution au premier semestre.

La logistique et les locaux d'activité atteignent 2,52 %.

Les commerces affichent 2,28 %.

Les hôtels, le tourisme et les loisirs atteignent 2,17 %.

Le résidentiel affiche 2,16 %.

Les bureaux ressortent à 2,12 %.

Les SCPI santé et éducation ferment la marche avec 1,91 %.

Une fois encore, les SCPI diversifiées occupent donc une position particulièrement favorable.

Elles combinent actuellement la plus importante collecte du marché et le niveau moyen de distribution le plus élevé.

Cela ne garantit évidemment pas leur performance future.

Mais cette double dynamique contribue largement à leur succès commercial.

 

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Plus d'une SCPI sur deux a pourtant réduit son dividende

Le taux de distribution moyen de 2,30 % ne doit toutefois pas masquer une autre réalité.

Entre le premier semestre 2025 et le premier semestre 2026, 53 % des SCPI ont diminué leur dividende par part.

À l'inverse, 26 % des SCPI ont augmenté leur dividende.

Les 21 % restantes l'ont maintenu stable.

Ce chiffre mérite une attention particulière.

Plus d'une SCPI sur deux a donc distribué moins à ses associés qu'un an auparavant.

Certaines SCPI fortement exposées aux bureaux peuvent notamment être confrontées aux conséquences des départs de locataires, des renégociations de loyers ou encore des périodes de vacance plus longues.

Pour l'investisseur, cela signifie qu'il ne faut plus regarder uniquement le taux de distribution affiché.

Il faut surtout essayer de déterminer si ce rendement est durable.

La qualité des revenus locatifs devient un élément essentiel de l'analyse.

 

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Un rendement élevé ne signifie pas automatiquement une bonne SCPI

Une SCPI qui affiche un rendement de 7 %, 8 % ou davantage peut naturellement attirer l'attention.

Mais ce taux ne suffit pas à mesurer la qualité d'un véhicule.

Il faut notamment vérifier la provenance des revenus distribués.

Sont-ils réellement générés par les loyers ?

La SCPI utilise-t-elle ses réserves ?

A-t-elle bénéficié d'éléments exceptionnels ?

Le taux d'occupation financier est-il élevé ?

Les locataires présentent-ils une situation financière solide ?

Les baux disposent-ils d'une durée suffisamment longue ?

Le rendement doit donc être analysé parallèlement à la qualité du patrimoine.

Le meilleur rendement n'est pas nécessairement celui qui affiche le chiffre le plus spectaculaire sur une année.

 

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Prix des parts : une baisse moyenne de 2,39 %, à relativiser

Depuis le début de l'année 2026, l'évolution moyenne du prix des parts ressort à -2,39 %.

À première vue, ce chiffre peut sembler inquiétant.

Il pourrait laisser penser que l'ensemble des SCPI continue de perdre de la valeur.

Mais cette interprétation serait trop rapide.

Sur l'ensemble des SCPI analysées, 83 % n'ont pas modifié leur prix de part au premier semestre 2026.

Seulement 11 % ont enregistré une baisse.

À l'inverse, 6 % des SCPI ont même augmenté leur prix.

Le recul moyen de 2,39 % est donc fortement influencé par une partie spécifique du marché.

 

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SCPI à capital variable : les prix semblent se stabiliser

La distinction entre SCPI à capital fixe et SCPI à capital variable est particulièrement importante.

Pour les SCPI à capital variable, le prix moyen pondéré est resté globalement stable au premier semestre 2026.

La situation est très différente pour certaines SCPI à capital fixe.

Ces dernières affichent une baisse moyenne beaucoup plus importante, en raison notamment du fonctionnement de leur marché secondaire.

Sur une SCPI à capital fixe, le prix peut dépendre directement de la confrontation entre les vendeurs et les acheteurs.

Lorsque beaucoup d'associés souhaitent vendre mais que les acheteurs sont peu nombreux, le prix peut donc fortement baisser.

Cette différence explique en grande partie pourquoi la baisse moyenne de 2,39 % doit être interprétée avec prudence.

La situation de la majorité des SCPI à capital variable est aujourd'hui beaucoup plus stable que ne le laisse penser la moyenne globale.

 

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Performance globale : les SCPI diversifiées prennent l'avantage

Lorsque l'on combine le taux de distribution et l'évolution du prix des parts, les écarts entre catégories deviennent encore plus visibles.

Au 30 juin 2026, les SCPI diversifiées affichent une performance globale de 2,82 %.

Les SCPI de commerces atteignent 2,58 %.

La logistique et les locaux d'activité ressortent à 2,52 %.

Les hôtels, le tourisme et les loisirs atteignent 2,17 %.

La santé et l'éducation affichent 1,88 %.

En revanche, le résidentiel ressort à -0,54 %, principalement en raison de la baisse moyenne du prix des parts.

Le segment des bureaux affiche une performance globale de -2,18 %.

La baisse moyenne des prix dans cette catégorie atteint notamment 4,34 % depuis le début de l'année.

Au niveau global, la performance moyenne des SCPI ressort finalement à environ -0,09 % au premier semestre 2026.

Encore une fois, cette moyenne ne reflète pas réellement la situation de chaque véhicule.

Elle confirme surtout que les écarts de performance se creusent fortement entre les différentes familles de SCPI.

 

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Les SCPI de bureaux restent le principal point de vigilance

Les bureaux représentent toujours le cœur historique du marché des SCPI.

Ils constituent encore environ 53 % de la capitalisation totale.

À l'inverse, les SCPI diversifiées représentent désormais environ 24 %.

Cette exposition massive aux bureaux explique une grande partie des difficultés rencontrées par certaines SCPI depuis plusieurs années.

Le marché immobilier tertiaire a profondément changé.

Le développement du télétravail a réduit les besoins de certaines entreprises.

Les salariés recherchent davantage de flexibilité.

Les entreprises privilégient les immeubles récents, bien situés, performants énergétiquement et proches des transports.

À l'inverse, certains immeubles anciens ou situés dans des zones tertiaires secondaires peuvent devenir beaucoup plus difficiles à louer.

Le marché du bureau devient donc extrêmement sélectif.

Un immeuble récent situé au cœur de Paris n'a pas nécessairement les mêmes perspectives qu'un actif vieillissant situé en périphérie.

La localisation et la qualité des immeubles n'ont jamais été aussi déterminantes.

 

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Près de 1,9 milliard d'euros de parts encore en attente

La liquidité reste l'un des sujets majeurs du marché des SCPI.

Au 30 juin 2026, environ 1,925 milliard d'euros de parts sont toujours en attente de retrait.

Cela représente environ 2,24 % de la capitalisation totale du marché.

Ce montant a nettement diminué par rapport aux niveaux observés fin 2025.

À première vue, la situation semble donc s'améliorer.

Mais il faut être extrêmement prudent avant de conclure que la crise de liquidité est terminée.

 

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La baisse des parts en attente ne signifie pas forcément que tout va mieux

Plusieurs SCPI ont modifié leur fonctionnement depuis le début de l'année.

Certaines ont notamment suspendu temporairement la variabilité de leur capital afin de passer vers un système de confrontation des ordres d'achat et de vente.

Dans ce cas, les anciennes demandes de retrait peuvent être supprimées du carnet initial.

Statistiquement, les parts ne sont alors plus comptabilisées comme « en attente ».

Mais cela ne signifie pas forcément que les investisseurs ont réussi à vendre leurs parts.

Autrement dit, une partie de l'amélioration apparente de la liquidité est liée à un changement de mécanisme et non à une disparition réelle des vendeurs.

C'est un élément essentiel pour comprendre le marché en 2026.

Le montant global des parts en attente diminue.

Mais certaines SCPI restent confrontées à de vraies difficultés de sortie.

 

Certaines SCPI concentrent encore des volumes importants de retraits

Les situations restent très différentes selon les véhicules.

Épargne Foncière affiche par exemple environ 351 millions d'euros de parts en attente, soit près de 8,5 % de sa capitalisation.

Rivoli Avenir Patrimoine représente environ 187 millions d'euros.

Edissimmo atteint 148 millions.

Accimmo-Pierre affiche 119 millions.

Efimmo 1 approche 99 millions.

Certaines SCPI plus petites peuvent présenter des proportions encore plus élevées.

GMA Essentialis affiche ainsi un volume de parts en attente représentant plus de 33 % de sa capitalisation.

Pierrevenus dépasse 14 %.

Praemia Hotels Europe approche 10 %.

Pour les investisseurs, ces chiffres doivent servir de rappel.

Une SCPI n'est pas un produit liquide.

La revente des parts peut prendre du temps.

Et dans certaines situations, le prix auquel un investisseur pourra sortir peut être inférieur à celui auquel il avait souscrit.

La SCPI doit donc être envisagée comme un placement immobilier de long terme.

 

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Les nouvelles SCPI bouleversent le marché

Pendant que certaines SCPI historiques doivent gérer les conséquences du précédent cycle immobilier, de nouveaux véhicules continuent d'être lancés.

Le premier semestre 2026 a notamment vu apparaître plusieurs nouvelles SCPI :

Urban MRX.

Corum R Start.

Volt Europe.

Atream Atwin.

Immo France Territoires.

Cristal Care.

PPG Preumeurope.

Urban Pierre N7.

Cette multiplication des créations illustre la conviction de plusieurs sociétés de gestion : la correction immobilière actuelle peut constituer un point d'entrée intéressant.

Une SCPI créée aujourd'hui possède un avantage évident.

Elle n'a pas acquis ses immeubles pendant les années de taux extrêmement bas et de valorisations immobilières élevées.

Elle peut constituer son patrimoine directement dans les conditions de marché de 2026.

Autrement dit, elle peut potentiellement acheter moins cher.

Et donc viser des rendements immobiliers plus élevés.

 

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Pourquoi les jeunes SCPI peuvent bénéficier du nouveau cycle immobilier

Entre 2015 et 2021, les taux d'intérêt particulièrement faibles ont entraîné une hausse importante des valeurs immobilières.

Les prix des immeubles ont augmenté.

Les rendements à l'acquisition ont diminué.

La remontée des taux à partir de 2022 a inversé cette tendance.

Les valeurs ont commencé à reculer.

Les vendeurs ont progressivement ajusté leurs prix.

Les taux de rendement immobiliers sont remontés.

Une société de gestion disposant aujourd'hui de liquidités peut donc parfois acheter le même type d'immeuble avec un rendement beaucoup plus élevé qu'il y a quelques années.

C'est l'un des principaux arguments en faveur des nouvelles SCPI.

Elles disposent d'une sorte de page blanche.

Elles peuvent construire leur patrimoine après la correction.

 

Une SCPI récente n'est cependant pas automatiquement meilleure

Il serait toutefois dangereux d'en conclure que toutes les nouvelles SCPI constituent de meilleurs investissements.

Une jeune SCPI dispose également de moins d'historique.

Son patrimoine peut être encore très concentré sur quelques immeubles.

Son taux d'occupation peut évoluer rapidement.

Et une forte collecte peut devenir un problème si la société de gestion ne trouve pas suffisamment d'opportunités immobilières répondant à ses critères.

Le risque est alors d'accumuler temporairement du cash ou d'acheter trop vite.

La capacité de la société de gestion à déployer correctement sa collecte est donc essentielle.

 

Les SCPI européennes continuent de gagner du terrain

L'une des tendances les plus fortes du marché est également l'internationalisation des investissements.

Pendant longtemps, les SCPI investissaient principalement en France.

Ce n'est plus le cas.

De nombreux véhicules privilégient désormais une approche européenne.

Allemagne.

Espagne.

Italie.

Pays-Bas.

Irlande.

Royaume-Uni.

Portugal.

Belgique.

L'objectif est double.

Le premier consiste à diversifier géographiquement le patrimoine.

Le second consiste à profiter des différences de cycle immobilier entre les pays.

Tous les marchés européens n'ont pas corrigé au même rythme.

Certaines sociétés de gestion peuvent donc chercher les opportunités là où le rapport entre prix d'acquisition et rendement locatif apparaît le plus favorable.

Cette liberté géographique devient un véritable avantage compétitif pour certaines SCPI.

 

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Fiscalité : un argument supplémentaire pour les SCPI européennes

Les SCPI européennes disposent également d'un argument fiscal souvent mis en avant.

Les revenus immobiliers provenant d'actifs détenus à l'étranger peuvent bénéficier d'un traitement fiscal différent de celui des revenus immobiliers français.

Les conventions fiscales conclues entre la France et les pays concernés déterminent les modalités d'imposition.

Dans plusieurs cas, les loyers étrangers ne supportent notamment pas les prélèvements sociaux français dans les mêmes conditions que les revenus fonciers français.

Pour certains contribuables fortement imposés, la différence de rendement net après fiscalité peut donc devenir significative.

Il faut néanmoins analyser la fiscalité pays par pays et tenir compte de la situation personnelle de chaque investisseur.

Le taux de distribution brut ne doit jamais être le seul critère de comparaison.

 

2026 peut-il être un bon millésime pour investir en SCPI ?

C'est probablement la question la plus importante.

Les crises immobilières créent souvent un paradoxe.

Elles sont difficiles pour les investisseurs déjà positionnés sur des actifs acquis à des prix élevés.

Mais elles peuvent créer de nouvelles opportunités pour ceux qui investissent après la correction.

Lorsque les prix des immeubles diminuent, les nouveaux acheteurs peuvent bénéficier de meilleures conditions.

Un immeuble acheté 10 millions d'euros avec 500 000 euros de loyers génère un rendement immobilier de 5 %.

Si le même actif est acheté 8 millions d'euros avec le même niveau de loyers, son rendement brut atteint 6,25 %.

La différence est considérable.

C'est précisément ce mécanisme qui attire aujourd'hui les sociétés de gestion disposant de nouvelles liquidités.

Le mauvais marché d'hier peut devenir le bon point d'entrée de demain.

 

Est-ce le bon moment pour acheter des SCPI ?

La réponse dépend surtout du véhicule sélectionné.

Investir dans une SCPI simplement parce que le marché immobilier a baissé serait une erreur.

Mais attendre que tous les indicateurs redeviennent positifs comporte également un risque.

Lorsque la reprise immobilière devient évidente pour tout le monde, une partie de la baisse des prix a généralement déjà été absorbée.

Le contexte de 2026 peut donc être intéressant pour les investisseurs disposant d'un horizon suffisamment long.

À condition de sélectionner avec soin les véhicules.

 

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Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Article publié le 9 Septembre 2026
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